HEROÏNE

La série présentée ici, bien que possédant un sujet assez fort proche des thématiques du reportage, décrit une situation sous les formes classiques du théâtre, en respectant la règle des trois unités (unité de lieu, de temps et d'action) et se détache donc de la forme du reportage, puisqu'il est en effet ici impossible de considérer que la série traite du sujet de manière conséquente. Ce qui est donné à voir est plutôt une approche sur le terrain, d'une rencontre fortuite entre un photographe et une héroïnomane.

Cet espace qui les sépare au début, tend à se réduire. A chaque pas le photographe, se rapprochant de son sujet, déclenche pour être sûr d'avoir un cliché de cette rencontre qui peut s'interrompre à tout moment. Plus il se rapproche, plus le cliché sera précieux. La tension monte. Le sujet bien que préoccupé, ne peut plus désormais ignorer la présence du photographe. La peur d'être rejeté à ce moment là est immense, tout comme la satisfaction d'être finalement accepté. Satisfaction dans laquelle raisonne quelque chose de malsain.